40 ans du Mirage 2000
Quarante ans d’engagement, de missions et de savoir-faire.
Le mercredi 17 septembre 2025, sur la Base Aérienne 116, le Mirage 2000 a célébré ses 40 ans de mise en service opérationnelle. Un événement d’envergure qui a rassemblé aviateurs, mécaniciens et invités autour d’un même symbole : celui d’un avion devenu incontournable dans l’histoire de la chasse française.
Au-delà de l’anniversaire, cette journée a été marquée par une forte dimension humaine, mettant à l’honneur celles et ceux qui, depuis quatre décennies, font vivre le Mirage 2000 au quotidien.
Entre démonstrations aériennes, présentations statiques et moments de mémoire, la base de Luxeuil a vibré au rythme de cet appareil emblématique, rappelant son rôle central dans la défense de l’espace aérien français.
Début de la cérémonie
La cérémonie d’ouverture, présidée par le général Stéphane Bellanger, chef d’état-major de l’Armée de l’Air et de l’Espace (CEMAAE), a lancé les célébrations dans une atmosphère solennelle, réunissant notamment les aviateurs de la 2ème et 3ème escadre de chasse, ainsi que personnels civils et militaires.
Expositions statiques
À l’issue de la cérémonie, les invités ont pu rejoindre le parking où était présentée une exposition statique réunissant toutes les versions du Mirage 2000, illustrant la diversité de ses missions au sein de l’Armée de l’Air et de l’Espace.
Parmi elles, le Mirage 2000-5F du Groupe de Chasse 1/2 « Cigognes », basé à Luxeuil, dédié à la défense aérienne, se distingue notamment par sa livrée bleu ciel.
À ses côtés, le Mirage 2000N, biplace retiré du service en 2018, rappelait son rôle central dans la dissuasion nucléaire avec l’emport du missile ASMP.
Un Mirage 2000C équipé du radar RDI, ancien pilier de la supériorité aérienne au sein de l’escadron 2/5 « Île-de-France » basé à Orange, complétait cet ensemble, témoignant de l’évolution vers la version 2000-5.
Le Mirage 2000D, appareil biplace d’attaque au sol emblématique de la 3e escadre de chasse de Nancy, était également exposé, reconnaissable à sa teinte camouflage.
Enfin, le Mirage 2000B, biplace utilisé pour la formation avancée, rappelait l’importance de la transmission du savoir-faire au sein de la communauté chasse.
Une démonstration aérienne en plusieurs temps
Les démonstrations dynamiques ont débuté avec le décollage de quatre Mirage 2000-5 du Groupe de chasse 1/2 « Cigognes », rapidement rejoints par cinq Mirage 2000D et un Mirage 2000B en provenance de la base aérienne de Nancy. L’ensemble a ensuite évolué en formation pour effectuer deux passages en flèche, organisés en deux groupes distincts de cinq appareils : en tête, les cinq Mirage 2000D, et en suivi, les quatre Mirage 2000-5 accompagnés du Mirage 2000B, offrant un tableau aérien particulièrement marquant.
Dans un second temps, une formation mixte composée de deux Mirage 2000-5 et deux Mirage 2000D a effectué plusieurs survols de la zone de cérémonie.
Deux Rafale B venus de la base aérienne de Saint-Dizier ont compléter le dispositif en réalisant plusieurs passages au-dessus de la piste, apportant une transition symbolique entre générations d’appareils.
Pour conclure cette séquence aérienne, les quatre Mirage 2000-5 sont d’abord revenus en formation afin d’effectuer un break, avant d’enchaîner avec des remises de gaz puis leur atterrissages.
Dans un second temps, l’ensemble des appareils en provenance de la base aérienne de Nancy a, à son tour, réalisé un break suivi de remises de gaz avant de reprendre la direction de leur base, clôturant ainsi la démonstration dynamique.
Les spotters au rendez-vous
Installés à proximité des axes de décollage et d’atterrissage, les spotters ont pu assister aux passages des différents avions dans une atmosphère conviviale, tout en bénéficiant d’un point de vue idéal sur les manœuvres et les démonstrations.
Un moment apprécié, qui a contribué à faire de cette journée un rendez-vous également partagé avec la communauté aéronautique et les amateurs d’aviation.
Une conférence pour replacer l’avion au cœur de son histoire
Des intervenants ont rappelé les principales évolutions introduites par cet appareil, notamment les commandes de vol électriques et une maniabilité qui a marqué une rupture dans le pilotage en chasse. Sa polyvalence, capable de couvrir à la fois la défense aérienne et l’attaque au sol, en a fait un avion majeur en France comme à l’international.
Un focus a également été consacré au Mirage 2000D, dédié aux missions d’appui et de frappe, dont la rénovation à mi-vie (RMV) a permis de moderniser les systèmes de navigation, de communication et d’armement afin de maintenir ses capacités opérationnelles.
Du Mirage 2000 au Rafale
En conclusion, le Général Bellanger a évoqué l’arrivée progressive du Rafale sur la base de Luxeuil, appelée à prendre le relais au fil des années. Cette transition marque une nouvelle étape pour l’Armée de l’Air et de l’Espace.
Si le Mirage 2000 a marqué durablement la chasse française, son retrait ouvre la voie à une nouvelle génération d’appareils. La Base Aérienne 116 doit ainsi accueillir le Rafale au standard F5 d’ici 2035, dans le cadre du renouvellement des capacités de dissuasion nucléaire.
Cet article a été rédigé par mes soins, et l’ensemble des photographies présentées sont également issues de mon travail.
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